HD - Haute-définition, faut-il l'adopter ou pas ?
Téléviseurs, consoles de jeux, récepteurs satellites, box ADSL, camescopes, platines de salon... Progressivement, mais inexorablement la haute-définition (HD) s'immisce dans notre vie. En surface tout est beau et les images sont magnifiques, les films en mettent plein la vue, les retransmissions sportives sont magnifiées.
En coulisses, la complexité règne, avec un jargon obscur, inquiétant pour le novice : Full HD, 72op, HDM1, HDCP, H.264... Et une guerre des tranchées entre les créateurs de deux principaux formats de disques en haute-définition. Le Blu-Ray et le HD-DVD. Quiconque n'a pas suivi depuis deux ans, la naissance et l'évolution de la haute-définition en France risque d'être très vite dépassé !
Voici donc un dossier qui va vous aider à vous retrouver dans la jungle très dense de la HD en faisant le point sur l'évolution des contenus et des programmes , expliquer les termes techniques et donner des éléments pour éviter de céder aux sirènes du marketing ou aux arguments pas toujours convaincants de vendeurs un peu trop zélés.
La réponse est en fait assez mitigée...
Quand on change de téléviseur aujourd'hui, on est obligé de choisir un modèle HD (en tout cas pour le neuf). Entre le HD-DVD et le Blu-Ray, il ne se dessine pas actuellement de vrai vaingueur, l'offre des programmes télévisuels reste restreinte, et l'arrivée prochaine de la TNT en HD provoquera de nouveaux changement au niveau du matériel. Attendre ? peut-être... quelques mois histoire que tout se mettent en place !
Dans le cas de l'acquisition d'un téléviseur HD, il faut aujourd'hui faire un choix non seulement du modèle mais aussi de format car les appareils sont en effet estampillés HD-READY ou FULL HD avec chacun leur lot de partivcularités.
Le HD-READY a été le premier label de haute définition proposé en France, en 2005. Les constructeurs qui l'adoptent sont censés respecter plusieurs points, notamment la gestion du procédé HDCP (Hight Bandwidth Digital Content) pour la protection des contenus contre la copie . Les HD-READY doivent également être équipés d'une prise HDMI (High Definition Media Interface) et leur définition doivent atteindre 720 lignes de 1280 points (on parle de mode 1280X720 points) . C'est en quelque sorte l'entrée de la gamme HD : les téléviseurs les moins chers ou les moins grands portent ce label, mais on trouve aussi des appareils de très grande taille (94 à 117 cm de diagonale).
Le format FULL HD bénéficie lui aussi d'un signal HDCP et d'une prise HDMI ou DVI. La différence avec le HD READY provient de sa définition, qui atteint 1920 X 1080. C'est le label des téléviseurs de grande taille : on ne trouve pas de modèle full HD de moins de 94 cm de diagonale (37 pouces) ! Et des prix élevés aussi : comptez au moins 1000 euros pour acquérir un modèle de ce type.
Des deux formats, le HD-READY est le plus adapté à l'affichage de source en définition standard (720 X 576 points au maximum) telles que les chaînes de la TNT ou les DVD-vidéo. Le redimensionnement de l'image est en effet moindre qu'en Full HD. Ce dernier est en revanche à préférer pour voir des films édités sur Blu-Ray ou sur HD-DVD, conçus sur 1080 lignes. Bien entendu, sur un téléviseur HD READY, les contenus en Full HD sont redimensionnés pour s'adapter à la définition de l'écran.
Même s'il existe de rares téléviseurs HD à tube cathodique, la haute définition est aujourd'hui l'apanage des écrans plats. Se pose alors la question du choix entre les technologies : LCD ou plasma ?
La première réponse se situe dans la taille : les dalles LCD (Liquid Cristal Display) sont légion sur les modèles inférieurs à 102 cm (40 pouces). Au delà, l'offre en matière d'écrans plasma devient abondante et les tarifs attractifs. Néanmoins, même sur les formats supérieurs à 102 cm, les modèle Full HD se trouvent plus facilement en technologie LCD qu'en plasma.
Les écrans LCD sont composés de plaques transparentes entre lesquelles se trouve une couche de cristaux liquides, des filtres de couleurs et des filtres polarisants. Les cristaux réagissent aux impulsions électriques et deviennent plus ou moins opaques, laissant passer ou non la lumière produite dans le fond de l'écran par un système de rétroéclairage (généralement à base de néons).
Les défauts de jeunesse des LCD ont été gommés, à savoir un angle de vision limité, un effet de rémanence laissant des traînées en cas de temps de réponse de la dalle insuffisant, et des noirs manquant de profondeur (il s'agissait plutôt de gris très foncés). Enfin, on peut estimer que les dalles LCD arrive à mi-vie au bout de 25 000 heures de fonctionnement, soit huit années de fonctionnement durant 8 heures par jour.
Contrairement, au LCD, le plasma produit directement sa lumière sans rétroéclairage. Pour ce faire, les cellules constituant les pixels sont composées d'un mélange de gaz rares (90% d'argon, 10 % de xénon) que l'on stimule par impulsion électrique. L'intensité de l'impulsion détermine la couleur du pixel. si l'on accorde au plasma un meilleur rendu des couleurs et du noir ainsi qu'un meilleur contraste, on a pu lui reprocher une certaine lourdeur de conception et d'autres inconvénients aujourd'hui atténués, telles la consommation, la chaleur de l'écran ou la dégradation des cellules. Les écrans plasma ont une durée de vie équivalente à celle des écrans LCD, la luminosité baissant de moitié au bout de vingt-cing mille heures de fonctionnement.
Très différentes, ces deux technologies n'offrent pas la même qualité d'affichage. Les amateurs de cinéma ont tendance à préférer le plasma, qui produit une image douce, naturelle, avec un rendu proche du film, à l'écran LCD qui, lui, donne une image que l'on qualifiera de plus dynamique !
La haute définition ne se limite pas aux appareils de salon ! Les ordinateurs peuvent être aujourd'hui équipés de tous les éléments nécessaires pour profiter de nombreux contenus en HD, et certains constructeurs proposent même des configurations prêtes à l'emploi.
Que les choses soient claires : pour lire sur un PC des films édités sur Blu-Ray ou sur HD-DVD, il faut une configuration puissante et récente. Ce n'est pas à la portée de toutes les bourses. Revue en détail en 5 points :
Au coeur du PC : il faut un minimum un processeur à double coeur associé à 2 Go de mémoire vive. Mieux vaut privilégier les puces les plus récentes, comme les Core 2 Duo de la série des E6000 et les Athlon 64 X2 au-delà du 5000+. Les générations précédentes (Pentium D, Athlon 64 classique, etc.) montreront vite leurs limites : la puce est très sollicitée pour le décodage vidéo.
La carte graphique : elle peut décharger le processeur d'une partie de cette tâche. Les plus récentes sont équipées d'un moteur d'accélération matérielle spécifique, nommé UVD chez ATI-AMD et Pure Video HD chez nVidia. Idéalement, il faut disposer d'une carte vidéo à puce nVjdia GeForce de série 8000 (8300 GS à 8800 GTX) ou ATI Radeon HD de série 2000 (HD X2400 à 2600). Des cartes plus anciennes peuvent faire l'affaire (comme les GeForce 7), mais le processeur sera plus sollicité. Côté connecteurs, il faut privilégier le DVI, les prises HDMI étant pour l'instant rares sur les cartes 3D et se limitent à l'image. Et bien entendu, s'assurer de la compatibilité HDCP (par exemple, avec le logiciel gratuit BD/HD DVD Advisor de Cyberlink).
L'écran : il doit être lui aussi compatible HDCP si la carte graphique l'est. Pour un meilleur confort, les moniteurs panoramiques au format 16/10 sont préférables. A partir de 51 cm de diagonale (20 pouces), la définition est de 1680 X 1050 points, supérieure au HD-READY : on trouve de tels écrans avec une prise DVI à partir de 200 euros. Pour un écran capable d'afficher les 1920 X 1080 points du Full HD, il faut passer à la catégorie supérieure (61 cm et plus)...et payer au minimum 450 euros.
Le lecteur optique : le choix est assez restreint. Les modèles hybrides sont exceptionnels, comme le GGW-H10N de LG qui lit les HD-DVD et grave les Blu-Ray et que l'on trouve à moins de 300 euros ! Les graveurs Blu-Ray "simples" sont souvent à 500 euros au minimum... Pour les petits budgets, le lecteurs externe de HD-DVD commercialisé par Microsoft pour la XBox 360 peut fonctionner sous Windows XP et Vista, et ne coûte que 180 euros.
Le logiciel de lecture : les constructeurs de PC fournissent souvent le nécessaire : ce n'est pas toujours le cas avec les graveurs HD à monter dans son PC. Et les logiciels de lecture gérant les Blu-Ray et les HD-DVD sont rares et chers. Par exemple, chez Cyberlink, seule la version Ultra de PowerDVD (99 euros) en est capable : les possesseurs de la suite de NERO 8 devront eux, acheter un plug-in supplémentaire (25 euros).
Compacts et tout-en-un, les PC portables sont un bon choix pour découvrir la HD sans (trop) se préoccuper de la compatibilité. Les modèles équipés d'un lecteur de Blu-Ray ou de HD-DVD (et même parfois d'un graveur pour ces disques de dernière génération) commencent à se multiplier. Les premiers modèles se trouvent à partir de 1300 euros mais à ce prix, on ne bénéficie pas d'un écran Full HD : pour cela, il faut doubler la mise initiale : débourser 2600 euros ne se fera pas sur un coup de tête.
S'équiper en HD est un point, profiter du contenu diffusé en HD en est un autre. Pour l'heure, l'offre n'est pas pléthorique mais les choses évoluent, tant la HD apparaît désormais incontournable dans le monde télévisuel. Ainsi CanalSat, qui a fusionné l'an passé avec TPS, à d'ores et déjà placé le mois à venir sous le signe de la HD. Dix chaînes sont actuellement diffusées en HD (TF1, Canal+, M6, National Geographic, etc.) ; elles seront rejointes par trois nouvelles (en 1080 lignes) d'ici la fin de l'année 2007, à savoir 13ème rue, Sci-Fi et Disney Cinemagic, qui prévoit de diffuser 50% de ses programmes en HD native. Car c'est là où le bât blesse : une bonne partie des programmes ne sont pas tournés en HD, mais en définition standard et donc "gonflés" pour une diffusion en HD (le plus souvent en 720p). Sans surprise, l'accès à ces chaînes n'est pas gratuit : outre le prix du matériel et de l'abonnement, il faut ajouter 9 euros par mois pour l'option HD de CanalSat.
FAI et opérateur sont également sur les rangs, cherchant à prendre position face au satellite et à la TNT. Orange donne accès aux abonnés Orange TV à TF1 HD gratuitement et , moyennant 5 euros par mois, à Canal+ HD pour les abonnés à CanalSat par Orange. Free et Neuf optent pour une diffusion de chaînes HD àun débit de 6-7 Mbits/s (contre 10 à 15 Mbits/s pour CanalSat), mais les programmes sont rares (Arte HD, NRJ12 HD, i-Concerts HD...). Côté vidéo à la demande (VOD), le démarrage est poussif. TF1 Vision a ouvert en Février dernier son club HD VOD, et CanalPlay dispose aussi d'une sélection HD. Mais l'offre est squelettique : quatre titres d'un côté, 17 de l'autre ! Finalement, il est plus facile de se fournir en contenus HD sur le Net. Que cela soit avec des contenus légaux, accessibles sur les sites de Microsoft, d'Apple, de Yahoo ou d'Allociné. En attendant, que youtube et Dailymotion entrent véritablement dans la danse... Les plus téméraires iront chercher sur les réseaux peertopeer de quoi faire chauffer les TV HD : séries complètes, films extraits de Blu-Ray ou de HD-DVD ou enregistrés sur des chaîne HD nord-américaines, les choix est impressionnant. Mais totalement illégal !
Les chaînes de télévision classiques, qu'elles soient en analogique ou en numérique, les DVD-vidéo, les images enregistrées sur cassette vidéo... soient en définition "standard". (C'est-à-dire au maximum en 720X576 points, le format du DVD-vidéo), avec des variantes pour les chaînes de la TNT et des chiffres bien inférieurs opur les programmes en analogique et les VHS (qui restent en général sous les 400 lignes...), Lorsqu'on les affiche sur un écran HD, elles prennent toute la surface de l'écran et sont donc "gonflées". Mais, il ne s'agit pas tellement de bêtement "grossir" les points composant les images et de rajouter des pixels internmédiaire et ainsi, rendre encore plus visible les défauts de l'original ! Les téléviseurs actuels et les lecteurs HD de salon, disposent de circuits électroniques dédiés à l'upscaling (le terme désignant cette opération de mise à l'échelle). Ils emploient divers algorythmes pour entre autres, lisser les défauts, notamment les effets de pixellisation, améliorer la netteté et le rendu des couleurs etc... Mais attention, l'image d'origine reste en définition standard. Il s'agit juste d'une conversion temporaire, le temps de l'affichage. Et bien sûr, le résultat n'est jamais à la hauteur d'une image HD native...
En fait, il n'existe pas une norme mais plusieurs normes communément utilisées pour la vidéo en haute définition. Selon le type de source, un ou plusieurs algorythmes de codage et de décodage (codec) peuvent être employés.
Les signaux de télévision diffusés par le câble et le sattelite, ainsi que les vidéos enregistrées par les camescopes à cassette HDV, sont actuellement compressés en MPEG-2. Cette norme est vien maîtrisée (elle est aussi employée pour les DVD-vidéo et la TNT) mais elle est vieillissante et, surtout nécessite de "gros tuyaux" : idéalement, selon les recommandations de l'union internationale de télécommunications, les signaux FULL-HD devraient être transmis avec un débit de 27 Mbits/s : certains diffuseurs se contentent de 18 à 22 Mbits/s.
Pour la diffusion par ADSL et la future TNTHD, dont les premiers essais sont en cours, c'est le codec MPEG qui a été préféré. En particulier, le MPEG AVC (Advanced Video Codec), connus sous l'appellation H.264. Il s'avère bien plus efficace que le MPEG-2, puisqu'il nécessite un débit trois fois moindre ! De plus, ce codec met en oeuvre de multiples techniques de compression afin d'obtenir une meilleure image ; toutefois, il est gourmand en ressources pour le décodage. Le H.264 est également exploité par les camescopes AVCHD enregistrant sur mini-DVD, disque dur ou mémoire Flash.
Avec les Blu-ray et les HD-DVD, cela se complique. Les lecteurs ne prennent pas en charge un seul, mais trois formats de compression différents ! En plus du MPEG-2 HD et du H.264.
Une troisième norme peut être employée : le VC- 1, qui est une évolution du format Windows Media Video 9 de Microsoft. L'emploi d'une de ces trois normes est essentiellement politique, en fonction des choix techniques, des affinités et des accords signés par les distributeurs vidéo. Parmi les titres actuellement sortis ne Blu-Ray, plus de 40% sont encodés en MPEG-2, 33% en H.264 et le reste en VC-1, selon le site Internet www.blu-raystats. com. Du côté du HD DVD, en revanche, le VC-1 domine sans partage, avec près de neuf titres sur dix encodés dans ce format.
Derrière ces acronymes se cachent les prises vidéo servant à relier les appareils HD entre eux de manière optimale.
Véhiculant le signal video numérique, le connecteur DVI (pour Digital Visual Interface) est déjà bien connu des utilisateurs de PC ou il est présent sur les cartes graphiques actuelles. On les retrouve aussi sur quelsques appareils audio-video de salon. Il est en deux principales variantes : DVI-1 (la plus répandue, qui transmet un signal vidéo analogique en plus du numérique) et DVI-D (véhiculant uniquement un signal numérique vidéo).
Le connecteur HDMI (pour High Definition Multimedia Interface) prend en charge aussi bien les signaux vidéo qu'audio (l'image et le son donc). C'est ce qui lui vaut d'être régulièrement surnommé "péritel du XXIème siècle". Tous les appareils de salon compatible HD en sont aujourd'hui équipés : c'est donc la prise à privilégier. Depuis sa première mouture en 2002 , le HDMI a connu plusieurs évolutions (on en est actuellement à la version 1.3a) afin d'accroître les débits (jusqu'à 10.2 Gbits/s), gérer un plus grand nombre de couleurs (plusieurs milliards de couleurs de nuances et un codage jusqu'en 48 bits, en théorie), prendre en charge les signaux audio HD...
Cela dans le seul but de préparer l'avenir, car aucun lecteur actuel et aucun disque n'en tirent parti. Le HDMI est aussi étroitement associé au système de protection HDCP
Les connecteur YUV se préentent sous la forme de trois prises de type RCA rouge, bleue, et verte. Ils transmettent un signal analogique (jusqu'en 1080p) formé de trois composantes, une pour la luminance (contraste) et deux pour la chrominance (couleurs et saturation). La qualité d'affichage est très légèrement inférieure par rapport à un branchement en numérique, avec un piqué moindre : c'est surtout visible sur un écran de grande taille (102 cm et plus).
Le système HDCP, pour High-bandwidth Digital Content Protection, a été mis au point par Intel pour protéger contre la copie les contenus transitant sur des liaisons DVI ou HDMI. Cette protection est assurée par un composant électronique dédié, sorte de gendarme intégré aujourd'hui bien axu appareils de salon qu'à certains équipements informatiques tels que les moniteurs LCD et les cartes graphiques.
Mais de nombreux produits sortis il y a quelques mois seulement en sont dépourvus. Il faut savoir que c'est un procédé contraignant. Non seulement, il n'existe pas de logo permettant de distinguer au premier coup d'oeil un appareil compatible HDCP d'un autre qui ne l'est pas. Mais en plus, quand on relie en numérique plusieurs appareils audio-vidéo, on ne peut pas panacher des appareils compatibles HDCP avec des modèles incompatibles. Sinon, la lecture des contenus HD protégés aboutit à un écran noir ! C'est tout ou rien... Seule échappatoire : utiliser une connexion vidéo analogique YUV. Dans l'immédiat, c'est possible, car les éditeurs de disques HD n'ont pas encore activé le procédé ICT (Image Contraint Token), qui réduit la définition des films HD à 960 x 540 points, soit le quart du FULL HD, s'ils sont regardés en analogique sur un équipement incompatible HDCP. Heureusement, cette autre contrainte ne devraient pas être mise en oeuvre avant 2012.
Les ordinateurs : de plus en plus d'ordinateurs de bureau ou portables sont équipés pour la HD et sont assez puissants pour décoder les films sur Blu-Ray ou HD-DVD.
Les platines de salon : comme au temps de la cassette vidéo, la guerre des formats fait rage entre le Blu-Ray et le HD-DVD. Les prix des lecteurs commencent à diminuer : le modèle HD-DVD d'entrée de gamme de Toshiba, le HD-eI, se trouve à moins de 300 euros, contre 500 euros pour le moins cher des Blu-Ray ( le Samsung BD-P1400). Quelques rares lecteurs hybrides signés LG et Samsung ne se trouvent pas à moins de 800 euros.
Les disques durs multimédias : beaucoup de vidéos en HD, d'origine parfois douteuse, circulent sur le Web. Pour les regarder sur grand écran, sans avoir à les graver sur CD ou DVD, il existe des disques durs compatibles HD à brancher sur un téléviseur. Ainsi, DviCo annonce le successeur du TviX M-5000U, premier disque dur HD multimédia sorti en 2006, il s'agit du M-5100SH, avec sortie HDMI et gestion des formats vidéo HD H.264 et VC-1.
Les camescopes HD : vidéastes amateurs ou confirmés peuvent préserver leurs souvenirs ou tourner leurs projets en HD grâce aux camescopes HDV (qui emploient des cassettes au format DV ou Mini-DV) et AVCHD (qui stockent les images sur disque dur, mini DVD ou carte mémoire SD).
Les récepteurs de télévision numérique : les abonnés à la télévision par câble ou par sattelite peuvent désormais recevoir des chaînes en HD à l'aide d'un décodeur spécifique (MediaMax chez CanalSat, Cablebox HD chez Numericable). Du côté des FAI, on s'active : Free a été le premier à proposer mi-2006 une box ADSL capable de recevoir les chaîne en HD, suivi de Neuf et, tout récemment ALICE.
Les passerelles PC-TV : ces appareils relient en réseau les ordinateurs de la maison à un téléviseur pour y lire ou afficher vidéos, fichiers audio et photos. Certains sont compatibles HD, comme le Show-Center de Pinnacle ou le tout récent DSM-330 de D-link, conçu en collaboration avec DivX.
Les consoles de jeux : la PlayStation 3 et la XBox 360 permettent de jouer en HD ; on trouve auinsi près d'une trentaine de titres en FULL HD pour la console de Sony. Et à 399 euros, celle-ci est même le lecteur Blu-Ray le moins cher du marché ! Sur la XBox 360, le lecteur HD-DVD est externe et en option (180 euros).
Oui ! Depuis le début des années 2000, les audiophiles on pu profiter du son de qualité que procurent les SACD et les DVD-audio (encodés pour certains en 24 bits avec une fréquence d'échantillonnage de 192 kHz, contre 16 bits/44.1 khZ pour les CD-audio). Les disques Blu-Ray et HD-DVD peuvent aussi accueillir des pistes audio en HD : en plus des classiques formats Dolby Digital et DTS, ils peuvent disposer de pistes en Dolby TrueHD ou en DTS-HD Master Audio (en 24 bits/96 kHz avec compression sans perte). Pour en profiter, il faut soit un lecteur capable de lire ces pistes, soit disposer d'un amplificateur haut de gamme avec les décodeurs audio adéquats et des prises HDMI 1.3 pour transporter les flux audio non décodés.
La succession du format DVD donne lieu à un affrontement entre les tenants du HD-DVD, menés par Toshiba, et ceux du Blu-Ray, avec Sony et Philips à leur tête. Ces deux disques ont en commun leur diamètre de 12 cm (comme celui du DVD), l'utilisateur des même formats audio et vidéo, et ils fournissent la même définition d'image maximale (1920 x 1080 pixels). Le HD-DVD se veut l'héritier du format DVD, puisqu'il a été validé par le même organisme le DVD Forum, en 2003. Techniquement, il a recours à un laser rouge de 650 nm pour les DVD. Ce qui permet de positionner 15 Go de données par couche, soit plus de trois fois la capacité d'un disque DVD (4.7 Go). Pour l'heure, les HD-DVD ne comptent que deux couches, mais certains prototypes atteignent trois couches de 17 Go, soit 51 Go au total. Le débit audio-vidéo atteint, lui, 36,55 Mbits/s. Concepteurs du format Blu-Ray, Sony et Philips passent outre la légitimité du HD-DVD. Leur disque s'appuie également sur la technologie du laser bleu à 405 nanomètres, mais les sillons sont plus fins et les "pits", représentent les données binaires, sont plus courts : un Blu-Ray simple couche peut stocker 25 Go, donc 50 Go sur deux couches. Son débit audio-vidéo est de 54 Mbits/s.
Le disque HD-DVD présente deux atouts notables. D'une part, comme il est plus proche du DVD-vidéo traditionnel, il coûte moins cher à produire que le disque Blu-Ray. D'autre part, contrairement aux DVD et aux Blu-Ray, il n'est pas zoné : quel que soit le pays où il est acheté, un HD-DVD est lisible sur n'importe quel lecteur dans le monde. Pratique pour les utilisateurs, moins pour les fournisseurs de contenus qui perdent ainsi une partie du contrôle de la diffusion des oeuvres.
Pour le reste, les similitudes sont multiples. Côté qualité de l'image, il est difficile de départager les deux types de disques. Tous deux peuvent en théorie proposer diverses sortes de bonus, dont des éléments interactifs et des contenus accessibles sur le Web (affichés sui la platine est connectée à Internet). Même leur prix est similaire : autour de 25 à 30 euros le disque enregistré.
Ce n'est pas encore d'une grande facilité. Les enregistreurs Blu-Ray et HD-DVD ne sont disponibles qu'au Japon et encore onéreux, à l'image du Vardi RD-A30I de Toshiba, qui sera commercialisé en décembre prochain au Japon aux environ de 600 euros. L'enregistrement en HD depuis une box d'Internet devient aujourd'hui possible notamment avec la Freebox V5. Restent les camescopes grand public. Sony, Canon, Panasonic entre autres, proposent des modèles AVCHD, enregistrant en H.264 sur des cartes mémoire (SD, miniSD, SDHC, Memory-Stick) voire des mini disques durs. Ces supports de stockage se substituent aux cassettes Mini-DVD utilisées dans les camescopes HDV. L'inconvénient, c'est que les logiciels de montage compatible AVCHD sont rares. Pinnacle, avec Studio 11 Plus et Corel avec Ulead VideoStudio 11 Plus, ont franchi le cap. Et récemment, les deux suites de création multimédia Easy Media Creator et Nero ont été mises à jour et autorisent le montage de vidéos HDV et AVCHD.
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